Première simulation de vie sur ordinateur



Il ne serait tarder bien longtemps avant que les ordinateurs soient en mesure de simuler avec précision des formes de vie complexes, telles que les mouches domestiques ou encore les êtres humains. Dans la première étape vers la simulation informatique de la vie, des scientifiques de l’Université de Stanford ont développé le premier modèle de calcul d’un organisme vivant, la bactérie « Mycoplasma genitalium ».

Mycoplasma_genitalium

Source Photo : Dvice.com

Si un jour les simulations deviennent assez sophistiquées, ce modèle pourrait conduire à d’autres avancées qui pourraient éventuellement remplacer les essais en laboratoire sur les animaux.

James M. Anderson, directeur du National Institutes of Division de la santé des initiatives de coordination, de planification et de programme stratégique, déclare : « Cette réalisation démontre une approche de transformation pour répondre aux questions sur les processus biologiques fondamentaux ».

Il poursuit en rappelant que les modèles informatiques complets de cellules entières ont le potentiel de faire progresser notre compréhension de la fonction cellulaire, et en définitif mieux nous informer sur les nouvelles approches pour le diagnostic et le traitement des maladies.

Exemple concret : le jeu vidéo Spore sorti en 2008 a permis aux joueurs de créer un simple organisme unicellulaire et le mener à travers les différents processus évolutifs, avant de devenir une société épanouie capable de traverser l’espace.

Cette simulation sur ordinateur est légèrement plus complexe que ce qui a pu précédé. Pour le créer, l’équipe a du utiliser un grand nombre d’informations concernant toutes les interactions moléculaires qui se déroule pendant la vie d’un Mycoplasma genitalium.

Les scientifiques ont choisi Mycoplasma genitalium en tant que candidat idéal car ce dernier possède le plus petit génome de tous les organismes vivant en liberté. Cependant, même pour une bactérie aussi simple que cela, il faut programmer plus de 1900 paramètres expérimentaux et 28 modules interactifs distincts.

L’équipe a déjà utilisé le modèle pour former des conclusions sur les différentes longueurs des étapes de cycles cellulaires. Et bien qu’une confirmation en situation réel soit nécessaire pour rendre les résultats acceptables, le modèle informatique représente un outil précieux.

Source : Latino Post

A propos de Walid Cherfaoui

Étudiant en marketing, ce gamer invétéré s’intéresse à tout ce qui touche de près ou de loin au domaine des TIC et celui des jeux vidéo. Il passe ainsi son temps à traquer les dernières nouveautés du monde digital, ce qui l'a poussé à rejoindre l’équipe du JAM.

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